Un picard à Montparnasse
Après plusieurs expositions en France et à l’étranger dont celle de Rabat où le soleil, la lumière et la tranquillité des cœurs levés avant le jour lui procuraient une envie de se faire plaisir et de vouloir partager ses créations avec un public sans frontière.
Manu nous a habitué à une dimension généreuse et exquise de l’art : tirer profit de tout ce qui nous entoure, l’interpréter, le traduire dans un langage picturale pour le communiquer et le vivre avec l’autre.
Cette conception de l’art nous permet d’immortaliser des moments inoubliables où cet art retrouve une place entière dans le paysage social et culturel, où l’artiste se confond et se fond dans le public : il n’y a pas l’artiste d’une part et le public de l’autre, c’est un seul moule qui vit et se réjouit dans l’art et pour l’art.
Avec beaucoup de sacrifice et de courage, Manu réussit à exploiter la codification de l’art afin de s’exprimer et nous communiquer des sensations profondes où l’équilibre des couleurs choisies produit une œuvre de toute beauté : une production faite par l’œil et pour le plaisir des yeux. C’est de l’authenticité dans l’art que Manu cultive avec sincérité et aime nous faire profiter de ce moment en famille.
Manu privilégie, dans sa manière d’œuvrer, la recherche « matiériste », où les matériaux de toutes natures sont intégrés, mêlés aux pigments et à la peinture et semés de traces qui semblent réduire le profil des éléments et estomper les contours. Mélange subtil de sensibilité et d’intelligence, où le désormais duel classique entre figuration et abstraction n’a plus de raison d’être, l’oeuvre de Manu tire sa force du courage avec lequel il ne cesse d’affronter la toile.
En Picardie et en France, à Rabat, à Paris et bientôt à Alger, cet artiste séduit et laisse une amitié incomparable. C’est aussi l’un des aspects de l’art : il unit et partage.
Bravo, l’artiste ton parcours est grand, tu as sillonné la France et l’étranger avec le même regard, la même correction, le même désir et la même passion : se nourrir de la vertu des séjours variés, du regard du public et cultiver l’art dans sa véritable dimension, l’art de susciter une réaction positive chez soi-même et chez ce public qui lui procure tant de bonheur.
C’est la voie tracée par un artiste de talent.
Dans sa Picardie profonde, il vit dans l’art, pour l’art et par l’art, s’il ne peint pas, il assiste Marie Paule, son épouse restauratrice de peintures. De cette activité et de ce milieu où création et créativité se côtoie et s’équilibre, il se nourrit de techniques anciennes et développe son savoir faire avec grâce.
L’influence de l’engagement politique de ses parents a provoqué des engagements différents chez les quatre enfants de Denise et Robert Barrat :
Agnès, la benjamine après la photographie écrit des bandes dessinées
Patrice a repris le flambeau dans le journalisme et le militantisme
Claire partagée entre les deux est designer pour les compagnies aériennes de l’ « autre coté de la Méditerranée » et prolonge l’engagement de ses parents à sa manière….
Bravo Manu, toujours plus haut tu seras, toujours le même tu le resteras.
Merci, l’ami pour tout le bonheur que tu nous procures.
Paris, le 30 janvier 2009,Amed Koumas, architecte.
